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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 18:40

photo-CL-bandeau-nouveau-blog.pngAprès deux années de bons et loyaux services, ce blog va fermer. Mais je ne quitte pas la "blogosphère" pour autant. Bien au contraire ! Je vous invite à me rejoindre sur mon nouveau site, que j'ai voulu plus moderne, plus novateur et plus participatif. Rendez vous à l'adresse suivante :

 

 

www.claudy-lebreton.fr

 

 

                              A tout de suite !

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 19:28

carte-Pologne.jpgJe suis revenu, mercredi, d'un voyage de quelques jours en Pologne, plus exactement en Warmie et Mazurie, magnifique région, située au Nord-Est du pays et couverte à près d'un tiers par les lacs et les forêts – ce qui explique qu'elle soit moins densément peuplée que le reste du territoire polonais (60 habitants au km2, soit deux fois moins qu'au niveau national).

 

Le Département des Côtes d'Armor et la Voïvodie – la région – de Warmie et Mazurie célèbrent en effet cette année leurs "noces de porcelaine", c'est-à-dire le 20e anniversaire de leur union : dès 1991, soit deux ans à peine après la chute du rideau de fer, nos deux collectivités ont décidé de s'engager sur la voie de la coopération.

 

L'Europe, j'en suis convaincu, n'est pas, ne peut pas être seulement un grand marché ; elle ne peut se résumer à une mise en concurrence entre pays, entre économies, entre travailleurs. L'Europe, l'idée européenne repose avant tout sur les principes de coopération, de solidarité et de fraternité. J'ai parfois le sentiment que certains de nos grands dirigeants européens l'ont oublié.

 

Or, cette coopération internationale, entre Etats ou entre collectivités, est d'autant plus nécessaire en ces temps de crises (financière, économique, sociale et même morale), où la tentation du repli sur soi se fait de plus en plus menaçante. Si cette logique égoïste du chacun-pour-soi devait l'emporter, cela serait catastrophique pour l'Europe ; si chacun cherchait à tirer son épingle du jeu, nous serions au final tous perdants !

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 19:53

Drapeau-dechire.jpgPrakash Bhatt, marionnettiste indien, est annoncé dans la programmation de Fenêtre sur l'Inde, que le Conseil général et ses partenaires organisent en Côtes d’Armor du 29 octobre au 6 novembre.

 

Ce matin, j’ai appris que Prakash Bhatt ne sera pas présent à Saint-Brieuc car les autorités françaises n’ont pas accepté qu’il rejoigne notre pays. Avant lui, des musiciens brésiliens ou des artistes burkinabés que devaient accueillir des associations costarmoricaines avaient eux aussi connus les affres administratives de notre pays : un papier qui manque alors qu’il ne figure pas dans la liste officielle, un visa refusé au dernier moment, une recommandation des autorités françaises pour refouler un artiste…

 

Ce constat est partagé par de plus en plus de collectivités, d’associations, de citoyens engagés : il est aujourd’hui de plus en difficile de faire venir en France des amis, artistes, responsables associatifs ou universitaires. Il est aujourd’hui de plus en plus difficile, de plus en plus compliqué, voire ubuesque, d’accueillir dans nos régions ces autres cultures.

 

Cela suffit. Car, nous le savons, ces refus, sous leurs airs de simples refus administratifs, sont d’abord l’expression de choix politiques. Ils font échos aux conditions inacceptables dans lesquelles sont accueillis en France les demandeurs d’asile. Ils font échos au discours de Grenoble sur les Roms, au discours de Dakar sur l’homme africain. Loin de simples entraves ou difficultés administratives déplorables, il s’agit d’abord de choix politiques honteux qui déshonorent la France et les Français.

 

Qu'est devenue la tradition d’accueil de notre pays, cette France ouverte ? Pourquoi refuser ces échanges, tellement nécessaires dans un monde en crises ? Nous souhaitons, en Côtes d’Armor, faire vivre cette tradition d’accueil. Nous connaissons l’attachement des collectivités et des associations locales à la solidarité internationale, et leur engagement pour les coopérations décentralisées. Nos échanges avec le Niger, l’Inde, la Pologne, Haïti… sont autant d’échanges essentiels pour ces pays amis, essentiels pour nous aussi ; ils nous ouvrent au monde, ils nous font comprendre le monde.

 

Les Costarmoricains ne verront pas Prakash Bhatt à la Villa Rohannec’h ce week-end. Je le regrette amèrement. Nous ne verrons pas ses animations et ses marionnettes. Nous verrons d’autres artistes, aussi talentueux, et tout en les admirant, nous nous demanderons : dans quel pays vivons-nous ?

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 19:25

hydrolienne3850 tonnes et 16 mètres de diamètre : ce sont les proportions, impressionnantes, de l’hydrolienne immergée dans la nuit de samedi à dimanche au large de l'Ile de Bréhat. L’Arcouest – c’est son nom – est la première d'un parc qui doit en compter quatre et qui alimentera à terme en électricité 2 à 3.000 foyers.

 

Cette première mondiale suscite l'intérêt, voire l'engouement des Costarmoricains. Avec le futur parc éolien en baie de Saint-Brieuc, qui sera composé d'une centaine de turbines développant 500 MW, soit de quoi alimenter 240.000 foyers à partir de 2016, les Côtes d’Armor s’inscrivent au cœur du grand défi que devra relever l'humanité au XXIe siècle : réussir la transition énergétique. En faisant le pari de l’énergie en mer, nous faisons le choix d’une économie turquoise (voir ci-dessous) qui est, j’en suis persuadé, porteuse d’avenir pour notre département.

 

Les Côtes d'Armor et les Costarmoricains doivent en effet prendre toute leur place dans ce formidable défi énergétique. Par souci de préserver une Terre vivable pour les générations futures. Mais aussi parce que cette transition énergétique représente un passage vers une nouvelle économie, un immense gisement d'emplois, non délocalisables pour la plupart. A nous de prendre ce virage, celui de la modernité, de l'innovation et de la créativité.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 19:33

Congres-ADF.JPGLe 81ème Congrès de l’Assemblée des Départements des France était donc réuni ces deux derniers jours à Besançon. L’occasion pour moi, pour les Présidents présents – dont le Président de la Corrèze, mais également celui de Saône-et-Loire, et bien d’autres -, de faire passer plusieurs messages.

 

Comme nous l’indiquons dans notre résolution finale, la situation financière des Conseils généraux demeure extrêmement délicate. C’est le premier message. La part croissante des allocations de solidarité très mal compensée par l’Etat, la volatilité des droits de mutation, les 200 millions d’économie prévues dans la Loi de Finances 2012 sur les collectivités ne nous permettent pas de préparer avec sérénité nos budgets pour 2012.

 

Mais ce contexte ne nous abat pas, bien au contraire – c’est le deuxième message - : emplois, économie sociale et solidaire, numérique, insertion … les Départements ont fait, depuis 30 ans, la preuve de leur utilité et de leur efficacité ; à telle enseigne que l'Etat n'a cessé de leur transférer de nouvelles compétences.

 

Et c’est là le message principal de ce Congrès : les Départements, parce qu’ils font les solidarités entre les personnes et entre territoires, sont au cœur du Pacte Social Républicain. Dans ce contexte, il ne s’agit pas de renoncer, mais de s’engager résolument dans la construction des Départements, et, au-delà, des territoires du 21ème siècle.

 

Mon ami Jean-pierre Bel, dans son allocution de clôture, a eu raison d’insister sur ce point : dans un contexte de crise sociale et économique, il y a deux attitudes possibles. Considérer que les collectivités sont des facteurs de dépenses et d’endettement ; c’est la voie du recul des services publics, de l’abandon des territoires. C’est la voie qui, in fine, tue la décentralisation et la démocratie locale. C’est la voie choisie par ce Gouvernement.

 

Et puis il y a ceux comme moi, comme beaucoup de Présidents de Départements, de droite et de gauche, qui, avec Jean-pierre Bel et d’autres, pensons que les collectivités sont une force pour la démocratie, une richesse pour la France.

 

C’est tout le sens du Manifeste pour « le département de demain » que j’ai souhaité lancer à l’issue de ce Congrès. C’est aussi tout l’intérêt des Etats Généraux des Elus Locaux qu’organisera le nouveau Président du Sénat. Et ce sera, demain, tout l’intérêt d’une nouvelle étape de décentralisation, sincère, respectueuse des territoires et de leurs diversités.

 

Finalement, loin d’un défaitisme, d’une morosité – malgré une inquiétude réelle -, ce Congrès était aussi, bientôt trente après la loi du 2 mars 1982 sur les droits et libertés des communes, des départements et des régions, l’occasion d’exprimer une envie de décentralisation, une croyance en la République des Territoires.

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 19:04

visuel-dossier-congres-ADF-2011_2.jpgAujourd'hui s'est ouvert le congrès de l'Assemblée des Départements de France (ADF) à Besançon, ville qui a donné à la France d'illustres et grands hommes : Victor Hugo, Gustave Courbet, Auguste et Louis Lumière, mais aussi Pierre-Joseph Proudhon et Charles Fourier (le concepteur du "phalanstère") sont en effet nés dans la préfecture du Doubs.

 

Si je suis heureux de retrouver mes collègues présidents de conseils généraux dans ce beau département, le contexte ne prête malheureusement pas à sourire pour les 101 Départements de France.

 

Si les années qui viennent de s'écouler furent difficiles pour les collectivités départementales, 2012 pourrait être pire encore. La compensation des charges liées aux transferts de compétences (APA, RSA…) ne cesse de se dégrader ; nos recettes au titre des droits de mutation – très volatiles car dépendantes de la conjoncture du marché de l'immobilier – devraient, selon les prévisions, au mieux stagner. Et le Gouvernement semble vouloir faire des collectivités une variable d’ajustement pour réduire des déficits qu’il n’a cessé de creuser depuis plusieurs années.

 

J'entends parfois dire que les collectivités dépensent trop, gaspillent l'argent du contribuable… Mais comme je l'ai rappelé dans mon discours d'ouverture, "Beaucoup de dépenses des Départements sont inhérentes à l’état de notre société. Nos collectivités reflètent la situation d’une société qui va mal. Nos assemblées ne décident pas du nombre de personnes âgées dépendantes, et elles ne décident pas non plus ni du nombre d’allocataires du RSA, ni par exemple du nombre d’enfants qui nous sont confiés par décision des juges."

 

Les Départements démontrent pourtant, au quotidien, leur capacité d'adaptation, d'innovation et de créativité. Ce congrès est l'occasion de le démontrer.

 

Si nous sommes réunis pendant deux jours à Besançon, c'est précisément, pour tenter de trouver des solutions et formuler des propositions – espérons que, pour une fois, le gouvernement veuille bien nous entendre ; à tout le moins nous écouter…

 

Je reviendrai dès demain sur les temps forts et les grands axes qui se seront dégagés au cours de ces journées.

 

PS : Vous pouvez, si vous le souhaitez, suivre les conclusions du Congrès de l'ADF sur la chaîne Public Sénat.

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 18:51

Tableau JF Millet 002Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, je vous propose de découvrir un texte, un beau texte, un texte fondateur. Une fois n’est pas coutume, je souhaite vous raconter cette belle histoire …

 

Ce texte nous invite à partager une vision, si ce n’est une découverte, de la ruralité. Une France des « terroirs », des terroirs composés par une population « dure au mal », « courageuse », « sachant travailler », où la « revitalisation rurale passe par l’exonération fiscale, par l’exonération des charges sociales », un territoire où l’on doit constamment se demander avec angoisse si « l’avenir de [ses] enfants sera dans la comptabilité publique ou dans le bureau de poste vieillissant ? »…

 

Je vous laisse découvrir la suite. Vous y trouverez des anecdotes sur le désenclavement du territoire par la route, le ferroviaire, le fluvial. Vous partagerez (!) une vision de l’agriculture figée dans le XXème siècle, une agriculture dont le seul horizon serait de nourrir toute la planète sans même s’inquiéter du développement des autres pays et encore moins de l’environnement… Vous suivrez avec délectation (!) une histoire de vélo et la forme olympique de celui qui pédale, vous vivrez des règlements de compte politiciens, et bien entendu, ce qui fait toute la dramaturgie de notre auteur, des propos destinés à diviser public et privé, bureau de poste et bureau de tabac, fonctionnaire et salarié, gens qui travaillent et ceux qui sont au chômage, agriculteurs et écologistes…

 

Vous partagerez aussi les doutes de l’auteur sur la nécessité de choisir entre l’installation de la fibre optique et le maintien d’un bureau de poste. Vous vous élèverez avec lui ( !) contre la sévérité des normes qui empêchent toute créativité, alors que le libéralisme lui serait porteur de développement.

 

Alors bien sûr, dans ce texte, vous ne verrez pas grand-chose de l’aménagement numérique, à l’exception d’une vague histoire, certes peu morale, de coupures de téléphones portables, quelques mots sur la santé. Et puis, vous n’y trouverez rien, mais alors rien sur la jeunesse, sur la culture, rien sur le monde associatif, sur le sport, rien sur le social, sur le vieillissement de la population, sur l’intelligence et la créativité du monde rural…

 

Un grand moment de lecture finalement … Et puis là un grand moment de doute, et finalement l’inquiétude lorsque surgit le nom de celui qui a prononcé ce texte : Nicolas Sarkozy, Président de la République. Président d’un pays aux 36 000 communes, Président d’un pays qui voit sa ruralité attirer de plus en plus de ménages. Un pays qui trouve dans son espace rural un atout extraordinaire pour répondre aux défis du 21ème siècle.

 

La semaine dernière notre Président de la République est en effet allé faire campagne, oui faire campagne à la campagne dans le département de la Creuse, à Aubusson haut lieu de la tapisserie française. Dans ce département il a prononcé ce discours « fondateur » sur la ruralité. Une ruralité de carte postale, nostalgique, déconnectée des réalités. Déconnectée de ceux qui vivent au quotidien dans ces territoires. Voilà ce qu’a vu notre Président à Aubusson.

 

Tout m’oppose à lui, sur le fond, comme sur la forme. J’ai souhaité en Côtes d’Armor faire de la ruralité une priorité de mon mandat de Président de Conseil général. Parce que loin de notre Président sortant, je crois que la ruralité c’est l’avenir ; pas un avenir fait d’opposition des uns contre les autres, des habitants des villes contre ceux des campagnes, des jeunes contre les moins jeunes, des femmes contre les hommes, des nouveaux arrivants contre les anciens, des élus contre les citoyens… mais bien une ruralité qui donne espoir et confiance, une ruralité qui rassemble, qui donne envie de vivre les uns avec les autres, tout simplement. C’est tout le sens du travail que j’engagerai dès novembre prochain. Un travail que j’ai souhaité collectif, dans le prolongement de Côtes d’Armor 2020, pour qu’ensemble nous quittions la nostalgie pour valoriser et faire partager notre ruralité. J’y reviendrai très certainement.

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 18:14

jeunes_ok_bureau.pngProcessus inédit, les primaires citoyennes ont montré la capacité du Parti socialiste à mobiliser et à proposer un projet crédible. Chacun des participants à cette primaire doit en être remercié, tout comme les militants, les sympathisants et tous les élus qui ont permis l’organisation de ce temps extraordinaire de débat. Véritable avancée démocratique, les primaires citoyennes ont montré l’envie de Politique de près de 3 Millions de citoyens. C’est un bon signe pour la démocratie, c’est un bon signe pour notre pays.

 

Je souhaite saluer les 39 500 Costarmoricains – 4000 de plus qu’au premier tour – qui se sont mobilisés ce dimanche, et qui, avec l’ensemble des Bretonnes et des Bretons, ont montré l’engagement citoyen de notre région. Au 1er tour, notre Département était déjà celui qui avait le plus voté pour François Hollande dans le Grand Ouest. Ce second tour confirme que notre Département, comme la Bretagne, se reconnaît dans le pragmatisme, la volonté de rassemblement et les propositions pour la France de celui qui est désormais notre candidat.

 

Je connais bien François Hollande. Son honnêteté, son humanité, sa capacité à écouter tout comme son expérience d’élu local et sa connaissance précise des enjeux économiques font de lui un candidat armé pour battre le Président sortant en mai prochain. Plus qu’aucun autre candidat aux présidentielles, sa victoire nette lors de ces primaires lui confère une légitimité très forte.

 

Cette victoire témoigne aussi de la capacité réelle de François Hollande à rassembler. Cette victoire nette est donc aussi un signe important pour la suite de la campagne. Car le rassemblement – j’en suis convaincu autant que François Hollande – est la condition impérieuse pour mener la gauche à la victoire en mai 2012. Après plus de 10 ans de gouvernement de droite et alors que nous traversons une crise économique, sociale et écologique très dure, nous devons en effet redonner espoir et confiance aux Français. François Hollande, qui a déjà donné des gages d’ouverture, saura – j’en suis convaincu – mobiliser autour de lui tous ceux qui veulent, avec lui, « réenchanter le rêve français ».

 

Pour ma part, j’aurai l’occasion, lors du Congrès de l’ADF à Besançon dans quelques jours, de le saluer personnellement. Je lui exprimerai alors tout mon soutien et ne manquerai pas de l’inviter à venir en Côtes d’Armor.

 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 19:00

KA-SAT.JPGJ'étais cet après-midi à Plénée-Jugon, pour lancer une expérimentation d'Internet à haut débit par satellite.

 

En effet, depuis fin mai, le satellite KA-SAT, conçu par la société Eutelsat, est entré en service opérationnel dans le but d'améliorer la diffusion de l'Internet à haut débit par satellite. Ce nouvel outil, à la pointe de la technologie, doit permettre de mieux couvrir les zones "blanches", c'est-à-dire celles qui n'ont pas encore accès à l'Internet à haut débit.

 

Douze départements, dont celui des Côtes d'Armor, ont été retenus pour participer au programme de démonstrations organisé par Eutelsat, en partenariat avec l’Association Nationale des Élus de la Montagne (ANEM) et l’Assemblée des Départements de France (ADF). Aujourd'hui, la presse était conviée à assister à une démonstration chez Monsieur et Madame Glâtre, qui font partie des 81 utilisateurs expérimentant ce dispositif en France.

 

Avant le lancement en 2005 du schéma départemental haut débit, les Côtes d'Armor comportaient beaucoup de zones blanches, en milieu rural essentiellement. Pour pallier la déficience de l'initiative privée (les opérateurs considérant ces zones comme non rentables) mais aussi celle de l'Etat, qui n'assume plus ses responsabilités en matière d'aménagement du territoire, l'Assemblée départementale a décidé de mettre en œuvre, avec la société Armor Connectic, un chantier utilisant pas moins de 4 technologies :

 

- Le déploiement de plus de 1000 km de fibre optique, faisant des Côtes d'Armor le département le plus fibré de Bretagne et un des mieux dotés de France – et donc un des mieux armés pour relever le défi du très haut débit. Une centaine de zones d'activités économiques et plus de 170 établissements publics sont d'ores et déjà ou sont en passe d'être raccordés à la fibre optique.

 

- L'ADSL (haut débit via les fils téléphoniques) : 9 NRA-ZO (nœuds de raccordement des abonnés – zone d'ombre) permettent potentiellement à 1200 foyers d'avoir accès au haut débit. En outre, le département des Côtes d'Armor comptera bientôt près d'une centaine de centraux téléphoniques dégroupés sur les 200 que compte le département, alors qu'il n'y en avait que 12 en 2008. 70 % des lignes sont aujourd'hui dégroupées, contre seulement 20 % avant la mise en place du schéma départemental.

 

- 32 stations Wimax (diffusant le haut débit via des ondes hertziennes) permettant de couvrir potentiellement 2500 foyers privés d'ADSL.

 

- Enfin, le satellite doit permettre aux foyers (environ un millier) n'ayant pas accès aux moyens précédemment évoqués, de bénéficier de l'Internet à haut débit. La participation du Département des Côtes d'Armor à l’expérimentation organisée par Eutelsat confirme notre volonté de rechercher, constamment, les solutions les plus récentes pour répondre aux différents besoins des usagers. 

 

Toutes ces actions menées par le Conseil général des Côtes d'Armor font que notre département est aujourd’hui très clairement identifié comme pionnier et en avance pour l’aménagement numérique de son territoire. Je souhaite que nous conservions cette avance et que les Côtes d'Armor soient au rendez-vous du projet "Bretagne Très Haut Débit", lancé par la Région, et qui doit raccorder 80 % des Bretons à la fibre optique d'ici 2025, et 100 % de la population en 2030.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 20:01

panneau-danger.jpgLes réactions n’ont pas manqué, à juste titre. Car comment peut-on à ce point dire et faire son contraire ?

 

Le décret du Premier ministre, cosigné par NKM et le Ministre de l'agriculture, qui permet d'augmenter les quantités d'azote épandues sur les terres agricoles, m’interpelle à plus d’un titre.

 

Non seulement il conserve la même norme d'épandage d'azote organique qu’auparavant (plafond de 170 kg d'azote par hectare), quelque soit la sensibilité du milieu naturel – il ne présente donc aucune avancée de ce point de vue -, mais il prend désormais en compte dans le calcul la totalité de la surface agricole utile (SAU). Cette décision donne donc la possibilité d’augmenter les quantités globales épandues et la production totale d’azote des élevages. Tout le contraire des engagements pris pour améliorer la qualité de l’eau et lutter contre les algues vertes.

 

On peut bien sûr dire que l’on veillera à « l’équilibre de la fertilisation », à ce que l’on n’épande pas plus que les sols ne peuvent absorber, que des contrôles seront effectués, etc, etc. Je ne suis pas convaincu.

 

Ce décret m’interpelle aussi par le message plus général qu’il véhicule : fallait-il vraiment ajouter confusion et cacophonie sur le sujet ? Car comment peut-on faire croire que l’on se saisit vraiment du problème des algues vertes quand, quelques mois plus tard, on fait un acte totalement contraire ? Et quelle cohérence quand, dans la même semaine, on publie ce décret et on lit une étude qui montre le coût exorbitant du traitement de la pollution des eaux liées à l'activité agricole (au moins 54 milliards d'euros par an) ? Je crains que ces messages n’alimentent le scepticisme sur les réels engagements des uns et des autres, et pas uniquement ceux de l’Etat, mais qu’ils mettent aussi le doute sur l’action que nous conduisons localement, collectivités, associations, professionnels …

 

Ce décret m’interpelle enfin parce qu’une telle façon d’agir n’est pas nouvelle. En 2010 le Conseil général a déposé deux recours devant le Tribunal administratif (en cours d’instruction) contre le 4ème programme d’actions « Directive Nitrates ». Nous avons alors développé différents arguments. Absence de prise en compte réelle des algues vertes. Absence de cohérence avec les autres textes réglementaires, notamment le SDAGE. Absence de fondement scientifique des mesures prises. Difficultés fortes pour la profession agricole d’agir efficacement avec un cadre réglementaire en constante évolution.

 

Autant d’arguments encore valables pour le décret publié mardi.

 

Incohérence dans la politique.

Confusion dans les messages.

Irrespect pour ceux qui agissent localement.

 

Stop !

 

Je demande l'annulation de ce décret.

Je demande à ce Gouvernement d’être raisonnable … et me réserve la possibilité de demander à l’Assemblée départementale le droit d’agir devant les juridictions compétentes.

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Reportage

Reportage du Courrier des Maires lors du Congrès de l'ADF 2010 à Avignon !

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Retrouvez l'actualité du groupe majoritaire de gauche

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Groupe majoritaire de gauche de l'ADF

REFORME TERRITORIALE

Battez-vous avec nous !
Claudy Lebreton au Festival d'Avignon
de Juillet 2010

Economie turquoise !

(extraits de discours pour la remise du Prix scientifique " Christian Le Provost, Océanographe" le 23 octobre 2009)

Du fait de mes origines, de mon enfance, des activités et des passions qui ont été les miennes jusqu'à maintenant, je suis obligé de dire que je suis un terrien. Je suis quelqu'un qui ressent, réfléchit et pense la nature et la destinée des hommes en ayant les deux pieds sur terre. Comme beaucoup, pendant très longtemps, je n'ai conçu "l'immensité bleue", la mer, que vue de la terre ou en vue des terres.

Cependant, depuis une dizaine d'années environ, j'ai acquis la conviction que ce sont la mer et les océans qui vont redonner du sens et de l'espoir à l'humanité et lui offrir une nouvelle chance.  Dans son essai "Regards sur le monde actuel", dés 1931, Paul Valéry a prophétisé que "Le temps du monde fini commençait". 80 ans plus tard, beaucoup de faits lui donnent pleinement raison: le bouleversement climatique sous l'effet des gaz à effet de serre, la pénurie prévue de l'eau, l'épuisement annoncé dans les proches décennies de nombreuses matières premières à commencer par le pétrole mais aussi la crise alimentaire annoncée sous la pression démographique, la disparition des forêts tropicales, le recul accéléré de la biodiversité, etc,.

Mais si l’ère des terres vierges et des territoires libres est close, comme le pensait Valery, la planète est-elle pour autant totalement connue par les terriens que nous sommes ? Certainement pas ! Nous négligeons toujours une évidence, à savoir que notre planète ne devrait pas s'appeler "Terre" mais "Océan". Les mers et les océans couvrent 71% de la surface de notre planète. Terriens, nous avons croire que tout était poussière et retournerait à la poussière, or en vérité, pour ce qui constitue le vivant, tout vient de la mer et y retourne. La mer est la matrice de la création et nous avons sa mémoire dans le sang.

"C'est par la mer qu'il convient de commencer toute géographie" a écrit Jules Michelet". Pendant des siècles, nous avons vogué vers des terres inconnus, voulu voler vers des astres inconnus, je pense à la lune ou encore à Mars, en espérant les fouler de nos pieds, sans comprendre que l'inconnu primordial est notre espace océanique. L'homme n'a exploré que 5 % des océans. Les abysses constituent le plus vaste habitat de notre planète.

Est-ce pour nous rappeler à l'ordre marin de nos origine et de la nature, pour nous faire comprendre qu'ils ne sont ni des espaces sans limite de chasse-cueillette, ni les poubelles de nos errements terrestres, mais qu'ils sont les grands régulateurs de la vie que notre arrogance dédaigne, que les océans s'apprêtent à augmenter leur niveau et s'acidifient au risque de brûler les dernières cartouches d'une vie soutenable pour l'humain dans ce coin du cosmos?

On m'objectera avec raison que, jusqu'à très récemment, on ne savait pas que :

- c'est la mer qui produit 50 % de l'oxygène que nous respirons grâce à des millions de micro-organismes que l'on commence seulement à connaître;

- ce sont les océans qui, grâce à ces micro-organismes, sont le plus grand puit à carbone de notre planète en absorbant 50 % des gaz à effet de serre;

- c'est l'espace marin qui emmagasine la majorité de la chaleur solaire;

- Ce sont les océans qui régulent le climat, interviennent dans le cycle et la répartition planétaire de l'eau et influent directement sur l'air que nous respirons;

- Ce sont la flore et la faune océanique qui recèlent la plus fantastique chimiothèque et pharmacopée naturelles susceptibles de soigner les maladies d'aujourd'hui et du futur;

- On ne se savait pas non plus que sans compter les poissons et les mammifères marins, les algues, les coquillages et les crustacés sont un grenier alimentaire stratégique à très haut pouvoir nutritif pour faire face aux famines menaçantes du futur;

- On ne réalisait pas que les énergies de la mer (vents, marées et courants, vague et houle, hydrothermie mais encore algues énergétiques) constituent un des maillons les plus prometteurs de l'hybridation des ressources énergétiques alternatives qu'il nous faut inventer pour demain;

- etc

Il ne serait pas difficile de multiplier les exemples de connaissances nouvelles sur l'espace marin qui s'accumulent et qui fusent de toute part aujourd'hui. Je pense que nous sommes à une période critique et charnière. Je crois que la mer et les océans sont au centre des défis que l'humanité doit relever. Je pense même qu'ils sont la clef de ces défis. Nombreuses sont les disciplines scientifiques et les sciences de l'ingénieur concernées par le devenir des mers et des océans et par la façon dont nous allons devoir - non plus les exploiter comme par le passé- mais les connaître pour vivre mieux avec eux et grâce à eux.

L'espace marin et océanique est encore en grande partie un espace inconnu mais nous en savons désormais assez pour dire qu'il est impossible de leur imposer le traitement destructeur et dévastateur que nous avons fait subir aux ressources vivantes, animales et végétales mais aussi fossiles et minérales des espaces terrestres.

La mer et les océans sont sans doute le plus vaste domaine d'innovation utile dont nous disposons dans la perspective du développement durable. Continuer de les mettre en danger par obligation économique pour certains, mais aussi par ignorance, dédain ou cupidité pour d'autres, c'est à mes yeux, nous condamner.

Dans ce département, dont le nom même rappelle qu'il est la Terre de la Mer, il est clair que la promotion de la culture océanique doit être une priorité. Cette culture océanique ne peut être qu'une culture du développement durable, qu'une invitation à penser, agir et innover écologiquement.  Interface entre terre et mer, littoral touché plus qu'aucun autre depuis vingt ans maintenant par le phénomène des algues vertes, nous sommes bien placés pour savoir que le retour à un mieux-vivre ensemble demain ne sera pas lié à une croissance "verte" ou une croissance "bleue" mais, pour reprendre l'expression du scientifique et journaliste Yan de Kerorguen à une économie nouvelle qui résulte du mélange de ces deux couleurs, une "croissance turquoise".

Nous avons de nombreux atouts pour promouvoir cette nouvelle économie "turquoise" reposant sur le mariage de l'écologie terrestre et marine. Je ne vais pas les énumérer ici. Son déploiement ne peut cependant pas résulter d'un coup de baguette magique. Nous devons réunir nos forces et nos compétences autour de symboles, faire converger vers notre territoire les connaissances les plus essentielles et, terriens, alimenter une nouvelle pédagogie vis-à-vis de l'espace marin et océanique, des opportunités et de l'espoir qu'il nous offre encore…

 

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